C’est vrai que ces quatre huluberlus (deux filles et deux garçons) présentent quelques ressemblances physiques avec les mamas et les papas… Les similitudes musicales sont un peu moins flagrantes même si les harmonies guillerettes, la fraîcheur juvénile ou l’optimisme béat qui se dégage de l’ensemble évoquent parfois le meilleur de la pop ensoleillée à laquelle émargeaient indéniablement nos californiens turgescents. On trouvera aussi un peu de cette raideur extatique déjà entendue chez quelques contemporains (Strokes, Kings of Leon). Mais c’est dans le dépouillement apaisé des ballades (« This love » «Wheels on fire » et surtout « Hymn for her » ) que les Magic Numbers font naître les plus belles promesses. Pas encore un coup de maître donc, mais un essai très prometteur…

Septembre 2005