D’abord, il y la flûte, puis, la pulsation jazzy et enfin ce chant débordant de sensualité. C’est bien simple, sur ce « Tell me a tale » qui ouvre l’album « Home Again » de Michael Kiwanuka, on a l’impression d’écouter un inédit d’Astral Weeks ou de Moondance.

Michael-KiwanukaKiwanuka est un jeune anglais de 25 ans, d’origine ougandaise dont l’émergence s’inscrit dans le retour en force de la soul dans les charts du monde entier.  Souvent comparé à Otis Redding par des critiques prompts à s’enflammer, c’est donc plutôt vers la celtic soul de Van the Man que l’on lorgnera au moment de rattacher les chansons d’Home again au grand patrimoine de la musique de l’âme. Sans oublier de mettre en évidence les influences folk du jeune homme, aisément décelables dans le côté intimiste de sa musique, pas si loin finalement non plus de John Martyn, autre citoyen britannique qui mariait avec bonheur la soul et le folk. Un début de carrière sous les meilleurs auspices donc mais qui devra encore être concrétisé par l’écriture de quelques classiques intemporels. Car si l’album s’écoute avec un réel plaisir, il manque encore la(es) grande(e) chanson(s) qui installeraient définitivement Michael au côte de ses illustres influences.