Alors que sort un nouvel album d’American Music Club, il serait dommage de ne pas revenir sur le dernier album solo de Mark Eitzel. Enregistré sous la houlette du producteur grec Manolis Famellos et en compagnie de quelques fines gachettes du bouzouki ou du tzouras (instruments traditionnels qui cotoient ici avec bonheur guitares et violons), « The ugly american » est l’occasion de revisiter des compositions pour la plupart assez anciennes issues du répertoire d’American Music Club ou tirées de ses albums solo. Le résultat est le contraire d’un disque folklorique.Eitzel, tout en lyrisme retenu, chante magnifiquement et l’habillage « ethnique » rehausse encore la teneur dramatique de ces chansons. A noter que le susnommé Famellos cosigne le bouleversant « love’s humming » qui clôt l’album et qui constitue indéniablement un des sommets de ce disque.