The War on Drugs « Lost in the dream »
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Le grand disque de l’année. Couronné partout. Le disque capable de mettre tout le monde d’accord, des fans de rock « adulte » qui y trouveront des réminiscences du Boss ou même de Dire Straits aux branchés de tout poil qui se pâmeront devant la luminosité mélodique de ce disque miraculeux. Naissance d’un grand songwriter ? En tous cas, cet Adam Granduciel dont on n’attendait pas grand chose a fait naître de bien belles choses en assumant sans complexes ses influences, même les plus inavouables.
 Ty Segall  « Manipulator »
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  Le grand disque de rock de l’année. Je vous parle d’un temps que les plus jeunes n’ont pas connu. Il faut remonter au moins aux seventies pour retrouver pareilles décharges électriques (17 titres ici) avec des solos de guitare à rallonge, des rocks qui cognent très fort et des ballades qui déchirent (le sublime « Stick Around) et qui réconcilient au moins les Kinks, Black Sabbath et Nirvana. On n’a pas fini d’épuiser la richesse de Manipulator !
 Sun Kill Moon  « Benji »
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On suit Mark Kozelek depuis si longtemps que l’on avait perdu l’espoir de le voir enregistrer le grand disque que son talent réclamait.  C’est chose faite avec cet opus en forme de portraits des absents, des manquants à l’appel. L’ancien leader des Red House Painters démontre toute l’étendue de son savoir faire. Un talent de songwriter parfois gâché par des poses malvenues et pour tout dire insupportables. Comme lors de la polémique ridicule qu’il a récemment déclenché en s’en prenant à Adam Granduciel, le leader des War on Drugs. On préférera garder l’image de ce superbe Benji !
 
 Miossec  « Ici-bas Ici-même »
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Même si son corps le lâche un peu ces derniers temps, Miossec n’a rien perdu de sa faculté  à creuser jusqu’à l’os nos tourments quotidiens. Certains seront effrayés par la noirceur de l’ensemble, ce serait pourtant dommage de passer à côté de ces tranches de vie écrites avec une précision chirurgicale qui évite tout affect pour viser, plus que jamais, à l’essentiel. Un artisan au sommet de son art !
 
Nick Waterhouse « Holy »
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Nick Waterhouse est né en 1986. Il cite Aretha Franklin, Wilson Pickett et surtout Van Morrison à détours d’interviews. Il aime Truffaut et enregistre ses disques entièrement en analogique. Pourtant, croyez moi si vous voulez, mais Holly, après l’excellent The time all gone de 2012, sonne parfois comme un inédit des Them mais est certainement l’un des meilleurs disques de l’année. Toute nostalgie mise part bien sûr.
 
Mirel Wagner  « When the cellar children see the light of day »
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 Deuxième album très attendu pour la chanteuse folk finlandaise (mais d’origine éthiopienne) qui avait impressionné sur un premier album d’une noirceur insoutenable. Pas de choc ici, mais la confirmation d’un vrai talent, comme un Léonard Cohen au féminin, qui livre dix ballades qui donnent pas forcément envie de rigoler mais qui comptent parmi les plus belles choses entendues cette année.
 Tom Petty & The Hearbreakers « Hypnotic Eye »
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Ce qu’on a toujours aimé chez Tom Petty et ses Heartbreakers, c’est ce rock racé, tout en muscles tendus mais pas gonflés. Tout ce qui fait le charme de ce « Hypnotic Eye » qui sonne presque un classique du Springsteen du Sud. Et puis les Heartbreakers comme machine à faire rutiler les chromes, il y a pas beaucoup mieux. C’est dans les vieux pots…..
Ryan Adams « Ryan Adams »
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 C’est l’histoire d’un type en qui beaucoup ont vu, à l’aube du millénaire, le nouveau Gram Parsons. Pas moins. C’est l’histoire d’un type qui s’est beaucoup dispersé entre liaisons showbizz, avalanche de disques indignes d’une maquette de Steve Earle et collaborations douteuses. C’est l’histoire d’un type qui, au détour d’une chanson, est le meilleur songwriter du monde, pas moins. Disque seulement moyen quand même !