Après un passage malheureux à l’Eurovision 87, ils furent un court moment présentés par la presse comme la « next big thing ». Les « Hothouse flowers » n’ont pourtant rencontré qu’un succès d’estime. Et pourtant plus de vingt ans après, le choc ressenti à l’écoute de leur premier album (1988) reste une expérience unique : instrumentation acoustique mais échevelée, voix gorgée de soul, influences celtiques, des tubes potentiels à la pelle (« Don’t go », « It’ll be easier in the morning »,' »love don’t work this way »). L’influence de Van est évidente notamment sur les titres lents.Ne croyez pas ce que vous lirez par ailleurs, cet album est énorme. Le deuxième album, en 1990 ne confirmera pas les promesses du premier. Passée la surprise de la découverte, les chansons sont moins évidentes et l’ensemble fonctionne déjà beaucoup moins bien sauf sur quelques belles ballades (« Sweet Marie », « I can see clearly now »). Ils ont sorti un troisième (1993) puis un quatrième album (1998) qui peinent à retrouver la magie initiale du premier album. A signaler l’existence d’une excellente compilation qui fait la part belle aux « classiques » du premier album (2001;WEA). Liam O Maonlai, le chanteur du groupe, aurait un temps collaboré avec Tim Finn sans que ces travaux ne débouchent sur une quelconque production.