homepage_large.10404452« Je m’efforce de faire des albums à l’ancienne comme les maîtres du genre le faisaient ». Cette déclaration anachronique de Michael Taylor, le frontman de Hiss Golden Messenger sonne comme une déclaration d’intention pour un songwriter qui se réclame de l’influence de Bonnie Prince Billy ou de Bill Callahan (Smog). C’est pourtant, une tradition d’écriture californienne qui irait de Buffalo Springfield à Gram Parsons qui domine à l’écoute du quatrième album du groupe, « Poor Moon ». Mais, comme, notre homme, confesse également garder toujours une bible à portée de la main pour chercher l’inspiration, on ne pourra s’empêcher d’évoquer également l’influence morrissienne dans le chant habité, le côté country soul (pas moins de 16 musiciens officient sur « Poor Moon ») ou la ferveur quasi religieuse de certains titres. Si cette imprégnation religieuse ne vous fait pas fuir, je vous recommande donc l’écoute de ce disque d’un classicisme bienvenu et assumé.